Tonte drastique des subsides régionaux d’IEB !

https://www.ieb.be/45892
27 mai 2021 • Chloé Deligne, Claire Scohier

Privée de la totalité de sa subvention en Urbanisme, IEB tombe au plus bas de son financement depuis la naissance de la Région !

Selon le bon vouloir du Secrétaire d’État à l’Urbanisme bruxellois, Pascal Smet, le mois de mai est celui des bonnes ou mauvaises nouvelles pour l’associatif actif en matière d’urbanisme. Il y a un an, en mai 2020, IEB et l’ARAU s’inquiétaient du mécanisme d’appel à projet mis en place par Urban Brussels et le Secrétaire d’État. Ce système met en concurrence de façon inutile des associations qui ont pour vocation d’œuvrer sur le long terme sur les questions urbaines avec des structures aux objets sociaux et raisons d’être fondamentalement différents. La semaine dernière nous apprenions qu’Urban Brussels recalait nos deux demandes de subvention dans le cadre de l’appel à projet pour l’année 2021 : l’une portant sur notre site l’Affiche Rouge qui inventorie toutes les enquêtes publiques en Région bruxelloise et les rend visibles et lisibles par tous·tes les Bruxellois·e·s. L’autre visant à la réalisation d’un vade mecum, intégrant la réforme du CoBAT de 2017, à l’attention des citoyen·ne·s sur les procédures de délivrance de permis d’urbanisme et d’environnement. Dans les deux cas, les demandes s’appuient sur nos métiers de base.

Le résultat de cette décision de refus non motivée est de supprimer toute subvention à IEB en urbanisme pour l’année 2021, laissant entendre qu’IEB ne fournit aucun service à la Région en cette matière. Depuis la création de la Région en 1989, IEB a toujours perçu une subvention en urbanisme dont le montant a pu varier au gré des majorités en place. La seule année blanche fut 2014, année de mise en place du gouvernement Vervoort II.

En 10 ans, IEB a perdu 62 % de ses subsides régionaux. Une érosion, irrégulière mais constante, dans laquelle il faut voir, non pas la sanction d’un travail mal fait ou inopportun, mais bien le reflet d’une politique discrétionnaire cherchant à sanctionner une association considérée comme trop critique à l’égard des politiques urbaines menées par le Ministre-Président Rudi Vervoort et son secrétaire d’État à l’urbanisme, Pascal Smet, qui font ainsi la démonstration de leur conception fort étroite de la démocratie urbaine.