Inter-Environnement Bruxelles

Enquêtes publiques

IEB référence l’ensemble des enquêtes publiques des 19 communes bruxelloises, ainsi que des avis les concernant sur lafficherouge.ieb.be. Le site reprend les enquêtes en cours, et remonte jusqu’à 2003. Vous avez également la possibilité de recevoir, en vous créant un compte, chaque semaine par e-mail, les enquêtes publiques en cours, selon vos critères pré-établis.

Centre monnaie : à qui profite le piétonnier ?

25 mai 2021

Le « Centre Monnaie » est à l’enquête publique. L’objectif affiché est de réduire les surfaces affectées au bureau pour du logement (120 appartements), un équipement d’intérêt collectif ou de service public, mais aussi un hôtel de 316 chambres. La demande de permis implique également la construction de deux niveaux supplémentaires et des modifications partielles du socle et du sous-sol.

Cette nouvelle infrastructure dédiée au tourisme de masse aura un impact sur le type de commerces et les loyers du centre-ville.

  • À l'enquête jusqu'au 24 juin.
  • 2 Boulevard Anspach - 1000 Bruxelles
  • Mohamed Benzaouia

© Un·e habitant·e

Le « Platanicide » continue à Schaerbeek !

25 mai 2021

Après une première enquête publique en 2017 qui avait donné lieu à un avis négatif de la commission des monuments et sites (CRMS) et abouti au classement de l’avenue, la commune de Schaerbeek a revu son projet et demande à nouveau un permis d’urbanisme pour réaménager de façade à façade l’avenue Louis Bertrand et les abords de l’église Saint-Servais. IEB déplore des aménagements minimes qui ne changeront pas significativement la vie des usagers des modes actifs et une minéralisation de l’avenue au détriment de la berme centrale. L’objectif principal du projet semble dès lors concerner le remplacement du patrimoine arboré par des essences demandant un entretien moindre et donc une charge financière moindre à la commune, entrainant l’abattage de 108 platanes.

Coliving au Passage du Nord

18 mai 2021

L’entreprise Cohabs Invest demande un permis d’urbanisme pour transformer et changer l’affectation des étages du bâtiment Passage du Nord en « coliving », un phénomène en pleine expansion à Bruxelles.

Le projet présenté est dense : tant par le nombre de chambres (64) qu’en termes d’aménagement intérieur. Certaines chambres n’atteignent, en effet, une surface réglementaire que par la création d’une mezzanine, impliquant une dérogation sur les hauteurs de plafond (Titre II, article 4 du RRU). Cette densité permet à Cohabs d’augmenter sa rente immobilière sans répondre aux demandes des bruxellois·e·s en termes de logement.

© IEB

La Bougie se fait Lamal

12 mai 2021

Bonne nouvelle ! Le 29 avril, la commission de concertation a rendu un avis unanime défavorable sur le projet de Citydev visant à construire dans ce quartier populaire industriel 53 appartements conventionnés. Le projet prend place sur le site de l’ancienne Manufacture de plomb et de zinc Lamal (1874) situé derrière le site actuel des Arts et Métiers et occupé depuis les années 80 par des exportateurs de véhicules d’occasion. On sait que l’équilibre fragile du quartier entre commerces de gros, activités productives et logements est aujourd’hui mis sous pression tant par la promotion immobilière privée que par la planification publique au travers d’un projet de PAD. Or la demande de permis balayait totalement le patrimoine existant, ne prévoyait pas le moindre logement social et ne proposait que 375 m² d’activités productives sur les 5.141 m2 de logements. Une orientation contradictoire avec le projet de PAD qui prévoit pour sa part que tous les logements de plus de 2000 m² englobent au moins 20 % de logement à finalité sociale et qui se donne également pour objectif de maintenir l’activité productive dans le quartier. La commission a retenu pour partie les remarques d’IEB, du CRU et des riverains qui demandaient d’imposer un pourcentage conséquent de logements sociaux, d’étudier la possibilité de préserver une partie du patrimoine et d’accroître les espaces productifs. Si IEB se félicite de cet avis négatif, elle ne peut s’empêcher de s’interroger sur la différence de traitement de ce projet au regard de celui de Key West (524 logements privés avec deux tours de 62 et 84 m de haut) qui a bénéficié, lui, d’un avis unanime favorable dans la même commune 6 mois plus tôt alors que son impact nuisible pour le quartier est nettement plus conséquent !

Quai au Foin 59-65, Bruxelles-ville

11 mai 2021

Demande de permis d’urbanisme pour démolir un entrepôt (comprenant un commerce, un logement et un parking sous-terrain) et construire un ensemble immobilier comprenant 28 logements et un parking de 22 places. Plusieurs dérogations sont demandées : profondeur de la construction, actes et travaux portant atteinte aux intérieurs d’îlots, Hauteur…

© Google - IEB

Avis défavorable pour l’éolienne d’Anderlecht !

5 mai 2021

Pour rappel, EDF-Luminus et Coca-Cola souhaitaient installer une éolienne de 149,5m de haut, à une centaine de mètres du ring, de la promenade verte, des habitations, d’une réserve naturelle (Voegelzangbeek), d’un campus et...tournant partiellement au-dessus de toit de son voisin (Les Petits Riens) et de ses 300 travailleurs. IEB et plusieurs de ses membres et partenaires s’en sont inquiétés, non par opposition à l’énergie éolienne en ville - de petites éoliennes existent et d’autres sont en gestation - mais parce que son gabarit, et donc son impact environnemental était démesuré dans ce contexte urbain bien précis.

En effet, tout projet d’envergure, modifiant notablement son environnement doit être pensé en contexte. Ainsi, il devrait être soutenu par une étude d’incidences environnementales et s’intégrer dans un cadre réglementaire. Or, en région bruxelloise, ce cadre n’existe pas encore. Nous craignions que cette éolienne introduise un précédent - une sorte de jurisprudence, permettant à d’autres opérateurs privés de s’y faufiler.

La commission de concertation anderlechtoise a dû se réunir deux fois (30 mars et le 22 avril) pour émettre un avis majoritairement défavorable doté d’un avis favorable minoritaire de Bruxelles-Environnement. Par conséquent, le permis ne pourra être accordé par la Région que moyennant une justification pour la non prise en compte des nombreuses remarques et conditions de l’avis.

En substance, la commission motive son refus par l’absence de cadre réglementaire et par l’application du principe de précaution concernant les nuisances d’une éolienne d’un tel gabarit dans un contexte habité.

Bruxelles-Environnement justifie son avis favorable par la volonté de la Région de trouver des alternatives aux énergies fossiles et par sa capacité à analyser les projets. Cela se traduit par la formulation de très nombreuses conditions techniques que vous invitons vivement à consulter dans l’avis ci-joint. Notons que mises bout à bout, ces dernières rendent en pratique impossible l’installation de cette éolienne. Elles ont également l’avantage d’introduire d’ores et déjà plusieurs recommandations concernant le bruit, l’ombrage, la préservation de l’avifaune notamment.

Le projet d’EDF-Luminus aura eu le mérite d’ouvrir largement le débat public sur l’installation d’éoliennes de grande puissance dans la Région. Il a invité les institutions à préfigurer les termes d’un cadre réglementaire bruxellois.
L’impératif de la transition énergétique ne justifie pas de faire l’impasse sur les impacts de la production d’énergie dite verte sur l’ensemble du vivant. C’est un long et passionnant chantier en perspective.

Doel 1 & 2 : stop ou encore ?

28 avril 2021

Les réacteurs nucléaires Doel 1 et 2 avaient été prolongés jusqu’en 2025 par le gouvernement Michel, mais la Cour constitutionnelle a ensuite annulé la loi de prolongation estimant que celle-ci devait être soumise à la réalisation d’un rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement, accompagné d’une consultation publique. Cette enquête s’adresse à tou·te·s les citoyen·ne·s habitant dans un rayon de 1.000 km autour de la centrale de Doel, soit... la moitié de l’Europe.

Irradiez-vous sur findunucleaire.be.

  • À l'enquête jusqu'au 15 juin.

Le vert, attribut haut de gamme

27 avril 2021

Souverain 25 SA demande la réhabilitation du site de l’ancien siège d’AXA (anciennement La Royale Belge) en un complexe de standing pour satisfaire les clients exigeants : bureaux, club de sport, hôtel 4 étoiles de 212 chambres, centre de congrès, restaurant, bars, piscine extérieure, abattage de 37 arbres tout en restaurant le parc attenant dans l’esprit initialement pensé. Immeuble emblématique des années 60, cet édifice en croix (20.000m2) est inscrit sur la liste de sauvegarde du patrimoine depuis 2019. Dérogations RRU (surface perméable et hauteur du bâti) et PRAS (périmètre qui jouxte des zones Natura 2000).

Démolition-reconstruction à Montgomery

21 avril 2021

Démolition-reconstruction de l’un des trois bâtiments (rue du Collège Saint-Michel) pour près de 10.000 m² de logement et un peu moins de 2.000 m² de bureau. Un nouveau projet d’Immobel BPI en consortium avec Burco et Belfius Immo qui manque le coche de dédensifier l’îlot et de lui offrir davantage de pleine-terre.

  • À l'enquête jusqu'au 17 mai. Concertation le 27 mai.
  • 249-255 Avenue de Tervueren - 1150 Woluwe-Saint-Pierre
  • Cataline Sénéchal

© IEB

Rue des Coteaux, Schaerbeek

21 avril 2021

La commission de concertation vient de rendre un avis favorable unanime avec quelques conditions cosmétiques sur le projet « démolir et reconstruire une surface commerciale (Aldi) et 9 logements Rue des Coteaux 249 ». Les habitant·e·s avaient pourtant opposé à ce projet dérogatoire de nombreux arguments pertinents qui n’ont pas été entendus par la commission de concertation.

En effet, depuis de nombreuses années, les riverain·e·s subissent les conséquences de la multiplication de projets qui densifient fortement leur environnement immédiat ; bâtiment « exemplaire » Lochten, projet immobilier Bouygues, etc. Ce quartier déjà au bord de l’asphyxie subit une sur-densification avec des conséquences qui se manifestent également de manière directe avec la mise en instabilité du sol suite au pompage de la nappe phréatique. Au-delà du non-sens écologique et économique (ces eaux étant rejetées directement dans les égouts) que constitue une telle pratique, celle-ci a déjà entraîné l’écroulement de caves ainsi que la fissuration de plusieurs murs de maisons situées dans le périmètre direct des travaux. Les habitant·e·s sont également soumis·e·s aux nuisances continuelles des chantiers. Ce nouveau projet de démolition-reconstruction d’Aldi rajoute une nouvelle couche et amplifiera sans nul doute les problèmes dus à l’augmentation non planifiée d’une telle densification du bâti, notamment en matière de mobilité.

Tout comme elles et eux, nous estimons que le nouveau projet de démolition-reconstruction d’Aldi ne fera que renforcer ces nuisances et amplifier les problèmes dus à l’augmentation non planifiée de la densité bâtie du quartier, notamment en matière de mobilité.

IEB reviendra sur ce dossier qui mérite plus d’éclairage.