Inter-Environnement Bruxelles

Verdict d’un procès sur les luttes contre les centres fermés

Article publié le 26 octobre 2020 par Sarah De Laet
Version imprimable

En 2006, l’opposition au projet de construction du nouveau centre fermé « Le caricole », et plus largement les luttes contre les centres fermés, rassemblent de nombreuses personnes. Agissant de mille façons à Bruxelles, à Steenokerzeel et ailleurs, elles se soutiennent dans une lutte multiforme et de longue haleine [1] pour rappeler que les centres fermés sont juste un moyen inhumain de cacher de notre vue les indésirables.

Entre 2008 et 2014, plusieurs personnes seront visées par une enquête anti-terroriste, qui permettra la mise en œuvre de méthodes d’exception : mises sur écoute, filatures, etc. En 2017, heureusement, la qualification de terrorisme tombe et en 2019, le jugement en première instance déclare l’irrecevabilité des poursuites. Mais le procureur s’acharne et va en appel. Ce 12/11, à 14 h, le juge rendra son verdict contre douze personnes accusées d’être membres d’une « association de malfaiteurs » et contre lesquelles l’accusation la plus grave serait d’avoir tenté de mettre le feu au centre fermé 127bis lors d’une manifestation durant laquelle furent tirés des feux d’artifices, manifestation joyeuse pour soutenir ceux qui sont à l’ombre. Les peines requises par le procureur vont de 3 à 6 ans de prison ferme. Sans revenir dans les détails sur les modes de répression mis en place ces derniers mois lors de diverses manifestations pour la justice sociale, force est de constater que ce procès s’inscrit dans une criminalisation croissante des luttes sociales.

lalime.noblogs.org