Inter-Environnement Bruxelles
© IEB - 2021

Souffle le vert

En février 2021, sur le territoire de la commune d’Anderlecht, se déroulait une enquête publique portant sur un projet inédit dans la Région : l’installation d’une éolienne de haute taille (150 m) et de grande puissance (2,4 MW) [1] par Coca-Cola et EDF-Luminus.

© Thomas Burion - 2022

L’éolien accompagne de manière sous-jacente la promesse d’immortalité de la société capitaliste par le maintien d’une logique productiviste et consumériste.

De nombreuses voix se sont élevées contre ce projet, le greenwashing et le manque de considération pour le vivant qu’il représente. Projet privé aux répercussions pourtant bien collectives, il questionne la balance vertueuse à observer entre des installations dédiées à la production d’énergie renouvelable, leur bilan carbone et les nuisances générées pour les habitant·es et usager·es, et les espèces vivantes.

Partout dans le monde, l’éolien est devenu le phare de la transition énergétique. Il accompagne de manière sous-jacente la promesse d’immortalité de la société capitaliste par le maintien d’une logique productiviste et consumériste.

En Belgique, en 2020, 14,8 % de la production d’énergie nette était assurée par le vent, contre 1,4% dix ans plus tôt.

Eol, le vent en poupe

Les objectifs en matière d’énergie renouvelable et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont dictés par la politique climatique de l’Union européenne [2] (par ailleurs jugée trop peu ambitieuse par les militant·es pour le climat). D’ici 2030, les émissions devront être réduites de 40 % par rapport à 1990 et 27 % de l’énergie consommée devra être issue d’énergies renouvelables. En Belgique, la répartition des efforts entre les différentes Régions fait l’objet d’un accord interrégional (le Burden Sharing). À l’heure d’une tentative de sortie du nucléaire et d’une limitation du recours aux énergies fossiles, l’éolien est l’une des technologies vertes plébiscitées par le gouvernement pour réaliser une transition énergétique. La nécessité de minimiser une inéluctable crise écologique accélère la tendance. En 2020, 14,8 % de la production d’énergie nette était assurée par le vent, contre 1,4 % dix ans plus tôt. Le nombre d’éoliennes dans les trois Régions a franchi le seuil des 1600, pour une capacité de 4 746 MW. C’est l’éolien off-shore (en mer du Nord) qui connaît la plus fulgurante progression avec une augmentation de puissance installée de 45 % en 2020, par rapport à l’année précédente [3]. La Région bruxelloise, pour des raisons de densité urbaine et de territoire restreint, ne contribue pas à ces statistiques.

Où planter une éolienne ?

La localisation d’une éolienne de grande puissance est une question cruciale pour déterminer la balance coûts-bénéfices (financiers et environnementaux) d’un tel projet. D’une part, elle doit être implantée dans une zone où la quantité et la qualité annuelle de vent permettent une bonne rentabilité, c’est-à-dire être exposée à des vents d’une certaine vitesse, réguliers et sans turbulences. D’autre part, afin de limiter les nuisances liées à leur exploitation et d’éventuelles contestations citoyennes, elles doivent idéalement être situées loin de toute présence humaine.

Leur érection dans des couloirs migratoires, zones d’habitat ou de nichage d’espèces volantes est aussi à proscrire.

Pour ces raisons, à l’instar de l’association naturaliste Natagora, nous considérons que, si des éoliennes doivent être implantées, leur regroupement sous forme de parc à la localisation bien étudiée est préférable à l’installation d’infrastructures isolées qui multiplient alors les foyers de nuisances.

Ces critères excluent de fait la quasi-totalité du territoire bruxellois. D’ailleurs, l’implantation d’une éolienne n’y a pas été pensée dans les règlements et codes urbanistiques.

Une éolienne sur quel socle ?

En RBC, les projets urbanistiques, quels qu’ils soient, sont soumis à des contraintes réglementaires [4]. Elles définissent les affectations, gabarits, matériaux, et pléthore d’autres conditions à remplir pour, entre autres, un développement urbain harmonieux, une qualité de vie et un respect de l’environnement. Ces documents sont faillibles, lacunaires, parfois même un peu dépassés et de trop nombreuses dérogations sont accordées. Ils ont néanmoins le mérite de constituer un socle de garantie. Or, aucun texte spécifique ne cadre l’implantation d’éoliennes de grande puissance à Bruxelles.

Cette page blanche laisse notamment la latitude au demandeur de réaliser non pas une étude d’incidences environnementales mais un « simple » rapport d’incidences. Un tel rapport ne présente pas les mêmes garanties en matière de contenu et de précisions des recherches à effectuer (impacts sur l’humain, sur la biodiversité, etc.) [5].

En outre, la planification du développement de l’éolien en milieu urbain n’a pas fait l’objet d’un débat public et démocratique (pertinence, inventaire des terrains disponibles, taille et puissance maximale, etc.) en amont du projet de Coca-Cola [6]. Cette enquête publique entraînait donc la crainte de la création d’un précédent sur le sol bruxellois, ouvrant la porte à d’autres projets éoliens insuffisamment étudiés.

Cette proximité avec des zones fréquentées tant par des humains que des animaux soulève à elle seule de nombreuses problématiques.

Le projet de Coca-Cola

Le terrain concerné par l’enquête publique et projeté pour implanter cette éolienne jouxte le centre de recherche et développement de la multinationale Coca-Cola. Il est situé dans la zone industrielle longeant l’ouest du canal à Anderlecht. Soit l’une des rares localisations dans la Région à satisfaire aux contraintes liées à la régularité et la puissance des flux venteux. Toutefois, si cette zone n’est pas la plus densément peuplée, elle n’est pas pour autant dépourvue d’habitant·es et d’usager·es.

Au côté des multinationales Ikea et Coca-Cola, se trouve sur le terrain adjacent, depuis 2015, le centre de tri des Petits Riens (l’atelier de tri aurait été, selon l’orientation de l’éolienne, sous les pales de cette dernière). On trouve également, à quelques centaines de mètres de là, le campus du CERIA-COOVI, ses étudiant·es et travailleur.euse.s, la promenade verte, des potagers mais aussi des habitations.

Devant l’absence de cadre réglementaire dans la Région, les demandeurs annonçaient s’être inspirés du cadre existant en Wallonie. Celui-ci prévoit pourtant un éloignement d’un minimum de 400 m des habitations lorsque l’éolienne est implantée hors zone d’habitat. Cette distance minimale n’était pas respectée. À moins de 200m, s’étendent également les 13ha de la réserve naturelle classée du Vogelzangbeek qui accueille un grand nombre d’espèces animales. Nous y reviendrons par la suite, cette proximité avec des zones fréquentées tant par des humains que des animaux soulève à elle seule de nombreuses problématiques.

Privatisation des bénéfices, collectivisation des nuisances

Avec la multiplication des éoliennes, les mauvaises expériences de cohabitation gagnent en visibilité.

Selon la demande introduite, l’éolienne aurait produit jusqu’à 5 100 MWh/an, ce qui équivaudrait à la consommation annuelle de 1 400 ménages. Cette comparaison pourrait laisser entendre que la production annoncée bénéficierait à des ménages bruxellois. En réalité, près de 4/5e de cette production était destinée à couvrir la consommation du centre de recherche et développement de Coca-Cola.

Les nuisances, elles, auraient été plus abondamment partagées. Malgré l’élégance industrielle (certes subjective) de ces grands moulins et l’intérêt indéniable d’une énergie provenant du vent, les impacts environnementaux directs des projets éoliens peuvent être nombreux. Avec la multiplication des éoliennes, les mauvaises expériences de cohabitation gagnent en visibilité. Attardons-nous sur les impacts qui touchent spécifiquement le milieu urbain et qui justifient la nécessité d’une étude approfondie des incidences d’un tel projet ainsi qu’un préalable débat public sur sa pertinence.

1. Effet stroboscopique

Hormis l’ombre portée d’un mât de 150m qui peut constituer à lui seul une forme de nuisance, le mouvement circulaire répétitif des pales des éoliennes produit, sous certaines conditions (de luminosité, de rotation, d’orientation), un effet stroboscopique en interrompant à intervalles réguliers les rayons du soleil. À l’intérieur d’un bâtiment, il est possible de s’en protéger en apposant des stores aux fenêtres (c’est d’ailleurs ce qui a été suggéré par les demandeurs aux voisin·es du projet) mais cela implique dans le même temps de se priver de lumière naturelle. En plein air, cette solution n’est pas envisageable.

Le rapport d’incidences de l’éolienne Coca-Cola mentionnait bien ses effets probables sur la faune environnante, mais concluait systématiquement à un impact négligeable et surtout compensable.

2. Nuisances sonores

Les éoliennes émettent des vibrations sonores. Perceptibles ou non, ces sons et infrasons (< 20 Hz) sont source d’inconfort et d’amoindrissement de la qualité de vie pour certain·es riverain·es de ce type d’installation. Ils sont produits par la rotation des pales (sifflement, claquement), les turbulences qu’elles provoquent et la vibration du mât.

Des dispositifs de réduction de bruit existent, notamment sous forme de peignes, placés sur les pales. Ici, malgré l’implantation en milieu urbain, les demandeurs avaient choisi de ne pas y recourir estimant l’environnement déjà bruyant. En soirée et le week-end, le projet n’était pourtant pas en mesure de respecter les normes en matière de bruit.

Les bienfaits environnementaux de l’éolien font l’objet de dissensus peu nuancés dans la communication et la littérature sur le sujet.

3. Fragilisation de la biodiversité

Les impacts relevés pour les humains valent également pour le non-humain. Pour ce dernier, d’autres nuisances s’ajoutent à la liste. La présence à moins de 400 m de la réserve naturelle du Vogelzangbeek, ainsi que du canal, véritable couloir écologique [7], fait du site une zone fréquentée par de nombreux oiseaux en déplacement ou en migration. Diverses espèces de chauves-souris ont également été repérées sur le site lors des observations.

Les conséquences des éoliennes sur la faune volante sont connues. Outre les collisions directes, elles peuvent provoquer la mort par barotraumatisme [8] des chiroptères. Bien que moins aisément observables et quantifiables, d’autres phénomènes tels que l’évitement de la zone et le déplacement de l’habitat peuvent aussi se produire autour des installations [9].

Le rapport d’incidences de l’éolienne CocaCola mentionnait bien ses effets probables sur la faune environnante, mais concluait systématiquement à un impact négligeable et surtout compensable.

De fait, des mesures compensatoires ont bien été annoncées par le demandeur telles que le placement de nichoirs, différents monitorings, un système de mise à l’arrêt, etc. De quoi laisser les protecteur·trices de la biodiversité perplexes. Les effets de ces mesures ne sont en rien garantis ; certaines d’entre elles devraient être mises en œuvre bien avant la réalisation du projet pour pouvoir en mesurer l’efficacité. D’autres, tel que le dispositif de mise à l’arrêt, créent un manque à gagner pour la production d’électricité, si bien qu’il risque d’être utilisé à tout le moins de manière minimaliste [10].

Quoi qu’il en soit, la compensation ne remplace pas le maintien de l’existant. Selon les gestionnaires de la réserve du Vogelzanbeek et plusieurs associations naturalistes, le projet était tout bonnement incompatible avec les objectifs de gestion de cette zone protégée. De plus en plus de voix s’élèvent contre les projets éoliens sur terre et en mer pour des raisons de préservation du vivant, et ce dans diverses parties du monde.

Coca-Cola green

Au-delà des impacts locaux de cette éolienne, penchons-nous sur la volonté de Coca-Cola à œuvrer pour la préservation de la planète. En août 2020, la firme a installé sur ce même terrain un parc de 4 122 panneaux photovoltaïques inauguré en grande pompe par Marie-Christine Marghem, à l’époque ministre fédérale de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable. Destinés à couvrir 12 % de la consommation énergétique des bureaux du centre de recherche de l’entreprise américaine, ils sont partiellement sis sur le périmètre projeté d’emprise du socle de l’éolienne. Afin de pouvoir installer cette dernière, de nombreux panneaux auraient dû être ôtés. L’intention de Coca-Cola était de remiser au placard ce bel effort écologique d’un passé pourtant si proche jusqu’au démantèlement de l’éolienne. Or, l’évolution des technologies photovoltaïques laisse craindre que d’ici 20 à 30 ans (durée de vie moyenne d’une éolienne), les panneaux seront tout simplement considérés comme obsolètes.

Par ailleurs, en installant l’éolienne, la production photovoltaïque des panneaux installés sur les toits des entreprises voisines risquait d’être impactée, sans compensations prévues.

À une échelle plus globale (et éthique), Coca-Cola, c’est aussi ; 100 grammes de sucre par litre de breuvage, 35 litres d’eau nécessaires à la production d’une bouteille d’un demi-litre [11], l’accaparement de cette précieuse ressource dans certains pays au détriment des habitant·es, un lourd historique de lobbying anti-recyclage (malgré des ambitions contraires affichées [12]). Pour couronner le tout, la firme est classée au premier rang des pollueurs plastique, matériau dont elle est aussi le plus grand producteur au monde. Accessoirement, la majorité des déchets (jetés par les consommateur·ices) repêchés dans le canal de Bruxelles proviennent également de cette entreprise [13].

Difficile ici de considérer la volonté de Coca-Cola d’investir dans un dispositif aussi imposant comme autre chose qu’un symbole géant de greenwashing.

Le choix de l’éolien

Les bienfaits environnementaux de l’éolien font l’objet de dissensus peu nuancés dans la communication et la littérature sur le sujet. Tantôt l’incapacité de recyclage des différents éléments (mât, pales, aimants gourmands en terres rares) et les nuisances générées sur le vivant ainsi que sur le patrimoine paysager concluent à une incompatibilité du développement de l’éolien avec le respect de l’environnement. Tantôt d’autres sources mettent en avant les bénéfices de ces installations, annoncent un recyclage possible de la presque totalité des composants et dénoncent une large exagération des nuisances rapportées sur la biodiversité, les habitant·es et le paysage.

Au-delà des sensibilités diverses, ces divergences s’expliquent en partie par les intérêts de chacun.e à promouvoir ou à entraver le développement éolien, mais également par le fait qu’il existe plusieurs technologies utilisant différents matériaux.

Actuellement, l’éolien s’impose comme l’une des clefs incontournables d’une transition énergétique dont personne ne peut contester la nécessité et l’urgence. D’ailleurs, à ce titre, ces projets privés bénéficient d’aides publiques importantes (certificats verts, primes à l’investissement, déductions fiscales…). Même dans l’urgence, des études d’objectivation des coûts et bénéfices déterminant la durabilité et les effets de l’éolien sur le milieu doivent être réalisées, comme pour les autres technologies de ce type.

Dans tous les cas, l’éolien, délié d’une stratégie de réduction de la consommation globale d’énergie, d’autres sources d’énergies renouvelables, d’un circuit de recyclage complet et d’une utilisation rationnelle des ressources, est un vœu pieux. Il ne revient qu’à alimenter un juteux et dommageable marché du vert. Pour l’heure, loin de nous diriger vers une sobriété énergétique, la demande augmente toujours.

Difficile ici de considérer la volonté de CocaCola d’investir dans un dispositif aussi imposant comme autre chose qu’un symbole géant de greenwashing. Cette éolienne ressemble plutôt à un totem de bonne conscience d’un empire économique qui fait ses choux gras d’un capitalisme débridé et destructeur au détriment de la planète, et même de ses voisin·es direct·es. Le projet proposé n’a convaincu ni les associations, ni les habitant·es, ni les écoles des environs. Iels sont venu·es le faire savoir lors de la commission de concertation qui a conclu, après plusieurs réunions, à un refus d’octroi du permis. Des énergies renouvelables, oui, mais pas à n’importe quel prix.


L’éolien, ça pompe !

Des ressources principalement. Si les technologies et ses rendements ne cessent de s’améliorer, la construction d’une éolienne requiert de nombreux matériaux parfois rares, souvent difficiles à recycler. En 2019-2020, des réserves indigènes en Équateur ont été envahies pour y piller le balsa (bois que l’on trouve dans les pales des éoliennes), ouvrant la voie au braconnage d’autres espèces végétales et animales. L’Équateur fournit 75 % de cette ressource nécessaire pour renforcer la solidité des pales, dont la longueur ne cesse de croître afin d’optimiser la production. Par pale, cela équivaut à plusieurs tonnes de ce bois rigide et léger à croissance rapide. Un marché du balsa qui tressaille au rythme de l’économie, de ses grandes puissances et de leurs volontés d’investissements « verts » qui a poussé les concepteurs à trouver un matériau de substitution au balsa, le PET (polytéréphtalate d’éthylène), une mousse synthétique dont le coût de production est encore actuellement trop élevé. Un accaparement de ressources à l’image de tant d’autres visant à assurer l’approvisionnement en matériaux clefs pour opérer une transition énergétique ni juste ni durable. Outre le balsa (ou d’éventuels substituts), l’éolien de grande puissance nécessite de grandes quantités de béton armé (souvent de plus d’un millier de tonnes), de ferraille et de fibres de carbone dont le recyclage n’est pas encore assuré. Certaines de ces technologies utilisent aussi des métaux rares issus d’un extractivisme souvent sauvage pour leurs différents composants électroniques.


[1La dénomination de grand éolien ne repose sur aucun consensus scientifique. Cependant, le cadre Wallon, pris pour référence par le demandeur dans cette demande de permis, considère les éoliennes de plus d’1MW comme du « grand éolien ».

[2Objectifs contraignants fixé par la directive européenne (2018/2001) relative à la promotion des énergies renouvelables.

[3Observatoire éolien, Énergies Communes : https://energiecommune.be/statistique/ observatoire-eolien/

[4À Bruxelles, il s’agit du Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire, du Règlement Régional d’Urbanisme, du Plan Régional d’Affectation du Sol et d’autres documents plus spécifiques à certaines zones (Plan Particulier d’Affectation du Sol, Règlement Communal d’Urbanisme…).

[5“L’étude est réalisée par un bureau d’étude agrée après le dépôt de la demande de permis, sous la supervision d’un comité d’accompagnement composé de représentants des administrations communales et régionales.” https://urbanisme.irisnet.be/lepermisdurbanisme/la-demande-de-permis/evaluation-desincidences-environnementales-2

[6Bien que le Plan-Air-Climat-Énergie (PACE) promette d’« intégrer le développement des installations éoliennes dans la réflexion relative à la planification urbaine » (Axe 3, mesure 37, action 89).

[7Le périmètre fait par ailleurs partie du projet Canal Corridor Écologique de Bruxelles : https:// www.gs-esf.be/mailer/2021-03_kanaal-canal_ newsletter05/newsletter05_txt04FR.htm

[8Le brusque changement de pression de l’air autour des pales provoque une hémorragie interne chez les chauves-souris qui volent à proximité.

[9Les espèces les plus menacées par ce type de projet sont celles qui ont un cycle de reproduction lent, les moins adaptables à de tels changements environnementaux.

[10À titre d’exemple, 30 heures d’arrêt des rotors d’une éolienne de 1 MW tournant à pleine puissance représente un coût de 2250 selon le Cadre de référence pour l’implantation de l’éolien en Région wallonne du 18 juillet 2002.

Toujours plus vert