Inter-Environnement Bruxelles
© IEB - 2021

L’opposition à la 5G en action

© Collectif Territoire sans 5G - 2022

Une quarantaine de personnes ont répondu à l’appel lancé par un collectif d’associations pour mener une assemblée ouverte à toutes et tous sur les effets délétères d’un déploiement à grande échelle de la 5ème génération de téléphonie et Internet mobiles. Organisée place Saint-Jean, le 10 mars dernier, des prises de paroles sur les effets avérés / prévisibles d’un tel déploiement (consommation énergétique croissante, extractivisme des métaux rares et conflits générés au Congo entre autres, obsolescence des terminaux mobiles dont recyclage peu ou prou impossible des métaux qui les composent, affaiblissement de la protection des Bruxellois·es, reconnaissance de l’électrohypersensibilité, surveillance des citoyen·ne·s dans les espaces publics ...) ont ensuite été discutées en sous-groupes. L’exercice a permis de dégager quelques pistes de mobilisation pour contrer cette fuite en avant qui ne répond à aucun besoin de la population... mais sert les intérêts et capitaux des industriels et des GAFAM. Ceux-là étant en totale contradiction avec le dernier rapport du groupe de travail II du GIEC rendu public le 28 février. Dans la mesure où il s’agit du sixième rapport de ce type produit par le GIEC, nous pouvons légitimement nous demander si nos gouvernants ont conscience de la gravité de la situation et de l’ampleur des mesures à prendre.

Le lendemain matin, une poignée d’activistes ont quant à eux souhaité interpeller les parlementaires bruxellois·e·s sur le même sujet ! Coïncidence, à l’ordre du jour de la plénière figurait, entre autres, le vote des amendements apportés aux ordonnances relatives à l’organisation des marchés du gaz et de l’électricité, dont les dispositions relatives au déploiement des compteurs communicants. À la suite de décisions de justice (Conseil d’État et Cour constitutionnelle), des modifications ont été apportées à l’ordonnance. Le texte revu propose que les personnes devront donner leur accord pour que le compteur soit communicant, éventuellement de manière filaire. Une proposition qui contourne la reconnaissance de l’électrosensibilité !