Inter-Environnement Bruxelles
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Introduction

Tout le monde aura bien entendu pu le remarquer, ces dernières années les appareils de téléphonie mobile ont proliféré dans notre quotidien. Une quinzaine d’années après l’introduction massive des différentes technologies sans fil, nous constatons, hélas, l’ampleur des inconvénients, tant en termes de santé publique qu’en termes de rythme de vie ou de respect d’autrui.

En effet, de plus en plus de personnes ressentent aujourd’hui les effets des rayonnements électromagnétiques émanant des antennes de téléphonie mobile, mais aussi des bornes wi-fi placées dans l’espace public et les espaces privés, ou encore des engins DECT (téléphones sans fil d’intérieur). Elles constatent quotidiennement dans leur corps l’ampleur du désastre de santé publique en cours, comme nous le montrera un témoignage du vécu sous les micro-ondes électromagnétiques. Dans une société où les industriels semblent obtenir des autorités politiques et sanitaires une carte blanche pour le déploiement de leurs technologies dans notre environnement, nous désirons alerter la population. Ce dossier apportera des éclairages sur les systèmes techniques installés dans notre environnement, et un point sur l’état des con-naissances au sujet de leurs effets sur la santé humaine. D’autres sujets seront abordés, telles les implications sociales ou environnementales de cette évolution technologique récente.

Nous ne prétendons pas être exhaustif sur cet important problème de société, le sujet étant extrêmement vaste et complexe, mais nous tentons de permettre à chacun d’entrevoir les différentes dimensions de la question, et de fournir les clefs de lecture permettant de se renseigner de manière plus complète. Par ailleurs, nous continuerons nos recherches et nos diverses actions de sensibilisation et restons la disposition de nos lecteurs pour de plus amples informations.

Collectif Dé-Mobilisation

Le Collectif Dé-Mobilisation est né à Saint-Gilles durant l’été 2009, à la suite de discussions informelles entre riverains, au sujet d’antennes de téléphonie mobile discrètement installées, cachées dans les enseignes ou collées à des logements à l’insu de leurs occupants. L’inquiétude concernant les effets futurs sur leur santé, couplée aux problèmes de santé déjà ressentis par d’autres riverains, a abouti à la création du collectif.

Afin de révéler ces pratiques au public, l’initiative principale fut la mise sur pied de « balades électromagnétiques ». La première fut organisée à Saint-Gilles en octobre 2009, à laquelle participèrent une cinquantaine d’habitants, une seconde dans la commune d’Auderghem en novembre 2010 et une troisième sur le territoire d’Ixelles en avril 2011, à la demande de la Ligue des Droits de l’Homme. Durant ces balades, afin de rendre visible l’invisible, des mesures des niveaux de rayonnements électromagnétiques sont réalisées à proximité des antennes et, lors de ces arrêts, différentes thématiques liées au développement des technologies sans-fil sont abordées avec le public : santé, technique, éthique, aspects sociaux, actualité,... Les balades se terminent en général par un débat avec le public [1]. Le Collectif prône une Dé-Mobilisation directe, par l’arrêt de l’utilisation de la téléphonie mobile, et une Dé-Mobilisation sociale, des rythmes et modes de vie imposés par ces technologies.

www.demobilisation.wordpress.com

retouraufilaire chez gmail.com

Teslabel

Teslabel est née en 1995 comme association de fait pour se transformer peu après en association sans but lucratif. Elle a pour objet la défense de l’environnement et plus particulièrement de la santé et de la qualité de vie des citoyens face aux nuisances des rayonnements électromagnétiques, et formule également l’exigence de mesures législatives qui soient réellement protectrices en application du principe de précaution.

www.teslabel.be

[1Pour un compte-rendu de ces actions, se reporter aux articles de l’excellent Erwan Marjo : « Une promenade électromagnétique à Saint-Gilles » et « Une balade électromagnétique et un public au diapason », publiés respectivement dans les Bruxelles en mouvements n°229 et n°244.