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Et le matin, c’était un canal

J. W. v. Goethe, Faust II (1832).

Le jour, les serviteurs faisaient du bruit en vain,
Pioche et pelle, un coup après l’autre,
Mais où les petites flammes voltigeaient la nuit,
Se dressait une digue le jour suivant.
Le sang de sacrifices humains dut couler,
La nuit retentissait de cris de souffrance,
Des braises de feu ruisselaient vers la mer ;
Et le matin, c’était un canal »

J. W. v. Goethe, Faust II (1832), traduit de l’allemand par Jean Lacoste et Jacques Le Rider, Paris, Bartillat, 2009, p.738.