Inter-Environnement Bruxelles
© IEB - 2021

En balades...

En ces temps étranges, quitter les espaces confinés, abandonner son ordinateur, prendre le large nous titille avec force. Est-ce pour cela que l’équipe d’IEB, plutôt que de vous inviter à plonger le regard dans les colonnes de textes serrés de notre journal, s’est prise au jeu de vous emmener en balade avec le Bruxelles en Mouvements sous le bras ?

Vous ne trouverez pas dans ce numéro de longs développements analytiques mais plutôt des jalons qui explorent Bruxelles sous différents prismes, en surface et en sous-sol, en son centre et à la périphérie, et servent de balises à cinq balades que vous pouvez combiner, certaines à faire à pied ou à vélo mais également en transports en commun. Ni un programme touristique, patrimonial ou historique, même si ces dimensions sont présentes, mais cinq parcours qui remuent les coulisses de la construction de la ville, de ses espaces naturels et de leurs transformations, qui interrogent le pour quoi et pour qui nos territoires sont produits. Chaque balade est assortie d’une carte maison sur double page avec les développements au verso. N’hésitez donc pas à déplier votre journal pour en profiter pleinement !

Pour les balades « nature en ville » et « canal », enfourchez votre bécane (possible à pied aussi mais en plusieurs fois). La balade « nature en ville » emprunte en partie le parcours périphérique de la promenade verte pour contrer la « nature morte » réduite à un rôle de compensation, de service, de loisir, d’attractivité et aller à la rencontre de la nature qui se défend avec ou sans les humains. Tandis que la balade anti-spéculative le long du canal vous convie à découvrir différents projets en cours sous un double prisme : ceux qui contribuent à la gentrification et à la spéculation (canal vu d’en haut) versus ceux qui sont au service des besoins des bruxellois·es et des quartiers comme lieu de vie et de solidarités (canal vu d’en bas).
Ensuite, vous pouvez abandonner votre vélo, et partir à pied de la gare du Midi pour une balade assez courte qui vous fera traverser Cureghem pour mettre en lumière la mondialisation par le bas dans ce quartier populaire riche en filières économiques et commerciales. Ici c’est la diversité des parcours migratoires qui permet de connecter des espaces au sein de filières marchandes (voitures, textiles, viandes…). Si vos pieds sont encore vaillants et votre curiosité pas encore rassasiée, vous pouvez aisément rejoindre le centre ville à la recherche des traces coloniales dans la ville basse évoquant le circuit des bananes, du chocolat, l’exploitation minière… et la production du karabougia !

Pour vous reposer, il ne vous restera plus qu’à sauter dans un tram et découvrir le plaisir des « ruptures de charge » engendrées par la réorganisation des transports en commun du Pentagone et de la moyenne ceinture en lien avec les projets de nouvelles lignes de métro. À faire un jour de pluie à l’abri des transports publics pour autant que votre temps d’attente ne soit pas trop long !

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E. Rupture de charge : Anti-balade dans le centre-ville et sur la moyenne ceinture

27 août 2021Damien Delaunois, Olivier Fourneau, Thyl Van Gyzegem

Pour nombre d’usagers rejoignant le centre-ville, la mise en service du métro 3 impliquera de nouvelles correspondances – des "ruptures de charges". À travers cette anti-balade qui combine tram et marche, nous aborderons l’impact de ce projet sur l’accessibilité de l’hypercentre et de Schaerbeek. Nous traiterons ensuite du sort probable du transport public en moyenne ceinture orientale, où sont visés l’augmentation de la vitesse commerciale du tram 7 et son prolongement jusqu’à Albert. Comme en...

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Sur les traces coloniales de la ville basse

26 août 2021Lucas Catherine

1. Prélude : Les négriers du 18e siècle Dans la période autrichienne (XVIIIe siècle), plusieurs familles bruxelloises – comme les Chapel, de Pestre et Walckiers – finançaient, par l’intermédiaire de Frédéric Romberg, des bateaux qui participaient à la traite négrière. Ces navires opéraient depuis les grands ports négriers français : Le Havre, Nantes et La Rochelle. Les esclaves n’arrivaient pas à Bruxelles, mais étaient vendus là-bas. Les cargos portaient des noms comme Les États de Brabant, Le Cheval Marin...

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Balade à la quête de la mondialisation par le bas

26 août 2021Mohamed Benzaouia, Martin Rosenfeld, Claire Scohier, Cataline Sénéchal

Bruxelles est une ville internationale et cosmopolite. Il ne se passe pas une journée sans que cela nous soit rappelé dans la presse, au JT, dans les discours de nos politiques et en introduction d’à peu près toutes les études, rapports, et autres diagnostics posés sur la ville. Il s’agit d’une évidence répétée tellement souvent qu’elle finit par résonner comme une sorte de mantra. Et pour bon nombre d’entre nous, les images associées à cette dimension internationale sont systématiquement projetées par le...

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© Mathieu STRALE - 2021

Une balade anti-spéculative au bord du canal !

26 août 2021Mohamed Benzaouia, Martin Rosenfeld, Claire Scohier

Le canal de Bruxelles est un lieu historique de promenade. En effet, au début du xviiie siècle, il était bordé par l’Allée Verte, première artère bruxelloise conçue comme espace de déambulation favorite pour la bourgeoisie. Néanmoins, sa vocation première consiste à transporter des marchandises et aussi des personnes. En 1561 lorsque le canal de Willebroeck fut inauguré pour rejoindre Anvers, il s’agissait de trouver une ligne plus directe que les nombreux méandres de la Senne. Désormais, il était...

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« Nature morte » en ville

26 août 2021Stéphanie D’Haenens, Maud Marsin, Cataline Sénéchal

Parler de « nature morte » pourrait sembler un rien provocateur pour décrire les velléités des autorités régionales à restituer le vert au cœur du gris ou à préserver peu ou prou le vert existant dans ou en bordure de la ville-région. Si l’image de « nature morte » s’est imposée à nos consciences c’est davantage dans une approche métaphorique, en référence au genre artistique, principalement pictural, que par pure dénégation. La « nature morte » représente des éléments inanimés (aliments, fruits, fleurs,...

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