Inter-Environnement Bruxelles
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colonisation

© IEB - 2021

Sur les traces perdues de la colonisation dans la ville basse

8 septembreMohamed Benzaouia

Informations pratiques : Cette promenade aura lieu le 25 septembre à 14h. - Départ : Rue du Marais, 31 - 1000 Bxl Il y a dans la ville haute beaucoup de traces de la colonisation du Congo : tous les quartiers généraux, économiques et politiques se trouvaient là. Mais dans la ville basse, elles sont quasiment effacées. Guidé·es par Lucas Catherine, spécialisé dans l’histoire coloniale belge, nous vous invitons à partir à la découverte de ces traces perdues ou méconnues. L’Union Minière du Haut-Katanga,... Lire la suite.

Tervuren : du musée empaillé au musée des illusions

4 décembre 2018

Ce samedi 8 décembre à Tervuren, l’ancien musée-média colonial de Léopold II rouvrira ses portes après 5 ans de fermeture et un long processus de décolonisation pour le moins problématique. Dans le dernier Bruxelles en mouvements, Toma Muteba Luntumbue revient sur cette expérience et tente de la mettre en regard des crises qui traversent notre société : « Tervuren : du musée empaillé au musée des illusions ». Cette réouverture donne aussi lieu à des événements... Lire la suite.

Parution de Bruxelles en mouvements 297 : Bruxelles ville congolaise

21 novembre 2018

L’histoire coloniale belge émaille la vie quotidienne des Bruxellois : dans le métro, les parcs bruxellois, les musées, mais aussi plus simplement au supermarché ou sur la table. À l’heure de l’imminente réouverture du musée royal d’Afrique centrale, ce dossier propose une lecture de Bruxelles, ancienne capitale coloniale, parsemée de lieux, de places, de statues, de symboles, de souvenirs et de pratiques qui renvoient à ce passé congolais et le mêlent à notre quotidien. Mais de quel Congo parle-t-on ?... Lire la suite.

Bruxelles 1927 : une conférence anticoloniale

20 novembre 2018Luk Vervaet, Axel Claes, Mohamed Benzaouia

Lors de l’élaboration du journal Haren Express au printemps 2018, Luk Vervaet, militant contre les prisons, nous avait parlé du congrès fondateur de la Ligue contre l’impérialisme et l’oppression coloniale qui a eu lieu à Bruxelles en 1927. Quels sont les liens entre l’exploitation, l’oppression et l’incarcération ? Un entretien plus long s’est imposé. Comment as-tu eu connaissance de cette conférence de 1927 ? Cela nous semble tellement loin, et en même temps très surréaliste à la Belge… C’est... Lire la suite.
© Laura Nsengiyumva, « peopl », 2018. photo : Julien Truddaïu - 2021

Décoloniser n’est pas contextualiser

20 novembre 2018Véronique Clette-Gakuba, Martin Vander Elst

Face à l’ampleur du mouvement international décolonial pour la réparation, la restitution et la justice dans lequel s’inscrivent les actions de destitution du patrimoine colonial, un véritable vent de panique saisit les élites dont le pouvoir est hérité de ces systèmes de domination. Quels que soient les contextes (USA, Afrique du Sud, France, Belgique), un argument revient sans cesse dans la bouche de ceux qui s’opposent au démantèlement de ce patrimoine : ces actions seraient animées par une volonté... Lire la suite.

B. Critique du patrimoine esclavagiste et colonial, une conjoncture internationale

20 novembre 2018Véronique Clette-Gakuba, Martin Vander Elst

Mars 2016, une jeune afro-américaine de Charlottesville, Zyahna Bryant, lance une pétition en ligne pour demander l’enlèvement de la statue équestre de Robert Edward Lee, du nom d’un soldat confédéré édifié dans les années 1920, à l’époque des lois ségrégationnistes Jim Crow. Considérant ce monument comme offensant, Zyahna Bryant demande de changer le nom du parc. Le conseil municipal de Charlottesville vote à la majorité l’enlèvement de la statue et à l’unanimité le renommage du parc en « Emancipation... Lire la suite.
© Théophile de Giraud - 2021

A. Chronologie partielle de la contestation des statues coloniales en Belgique

20 novembre 2018Lucas Catherine

La ’dernière vague’ de cette contestation suit la parution du livre « Les Fantômes du roi Léopold » d’Adam Hochschild (1998), qui se base sur le travail de deux auteurs belges : d’une part, « Rood Rubber » de Daniel Vangroenweghe (1985, « Du Sang sur les lianes » en français). Hochschild utilise le livre et les photos. Quelqu’un du Musée de Tervuren m’a dit dans le temps : « Il est passé ici comme un touriste, il n’a même pas demandé ces photos au Musée. » D’autre part, il y a les travaux de A.M. Delathuy qui... Lire la suite.
© Théophile de Giraud - 2021

Une tentative de décolonisation de la statue de Léopold II

20 novembre 2018Véronique Clette-Gakuba, Martin Vander Elst

« […] monde de statues : la statue du général qui a fait la conquête, la statue du général qui a construit le pont. Monde sûr de lui, écrasant de ses pierres les échines écorchées par le fouet. Voilà le monde colonial. » Frantz Fanon, Les damnés de la terre Cet article vise à effectuer un retour critique – à l’occasion de ce numéro de Bruxelles en mouvements consacré aux « traces » coloniales dans la géographie bruxelloise – sur une tentative d’instauration d’un contre-monument à la statue équestre de... Lire la suite.

Une saison au Congo : souvenirs de la saga

20 novembre 2018Rudi Barnet

C’est en 1965 que j’ai découvert Une saison au Congo, d’Aimé Césaire, qui venait d’être éditée. Cette pièce racontait, dans un langage poétique, la vie et la mort de Patrice Lumumba comme aucun media belge n’en avait parlé. C’était le temps où le nom de Lumumba, assassiné en 1961, était synonyme de fou sanguinaire. Dans l’hebdomadaire Pourquoi pas ?, Serge Creuz excitait la population avec ses caricatures qui montraient un monstre martyrisant les braves colons belges et violant les bonnes... Lire la suite.

Le square Lumumba, une place avec une histoire (anti)coloniale

20 novembre 2018Lucas Catherine

La place en honneur de Patrice Lumumba a été inaugurée le 30 juin 2018. À première vue elle se trouve dans un coin un peu perdu entre la place du Champ de Mars et le Square du Bastion, un coin que beaucoup de gens croyaient être territoire d’Ixelles. Elle est de l’autre côté de la petite ceinture, et quand même territoire de la Ville de Bruxelles. Un caprice de l’histoire.