Inter-Environnement Bruxelles
https://www.ieb.be/D-un-nymbisme-a-l-autre-sur-la-rue-de-la-Loi
D’un nimbisme à l’autre, sur la rue de la Loi
par Groupe d’animation du quartier européen de la Ville de Bruxelles (GAQ)

De nos jours, le tissu associatif bruxellois, lorsqu’il se mobilise contre le retour de la bruxellisation à Bruxelles se fait régulièrement taxer de « nimby ». NIMBY (acronyme états-unien pour Not In My BackYard, Pas dans mon jardin), désignait à l’origine des habitants opposés à tout projet, bon ou mauvais, venant s’installer dans leur environnement immédiat. Pointer du doigt l’égoïsme des NIMBY faisait sens quand l’intérêt général était en cause. Mais de quel égoïsme parle-t-on, en 2020, dans le Quartier Léopold en train de devenir toujours plus européen ?

Certainement pas celui des nombreux·se·s riverain·e·s, des plus prestigieux·se·s aux plus modestes, qui seront durablement soumis aux incidences négatives sur le paysage et l’environnement des « grands projets iconiques » tant au niveau local qu’à l’échelle métropolitaine. Ne serait-ce pas plutôt l’égoïsme de promoteurs de projets spéculatifs aussi ratés que la tour « The One », un édifice macabre construit sans ménagement pour mieux satisfaire à la boulimie aveugle des Institutions européennes à Bruxelles ?

Se poser ces questions, n’est-ce pas nécessairement y répondre ? Et pourtant, « business as usual » dans un monde qui a pourtant si fondamentalement changé !