Inter-Environnement Bruxelles

Enquêtes publiques

IEB référence l’ensemble des enquêtes publiques des 19 communes bruxelloises, ainsi que des avis les concernant sur lafficherouge.ieb.be. Le site reprend les enquêtes en cours, et remonte jusqu’à 2003. Vous avez également la possibilité de recevoir, en vous créant un compte, chaque semaine par e-mail, les enquêtes publiques en cours, selon vos critères pré-établis.

Victoire du Comité Sauve Lebeau Sablon

Nous vous annoncions la semaine dernière la décision de la Cour constitutionnelle relative aux projets comportant des parkings de plus de 200 places : ceux-ci seront à nouveau soumis à une étude d’incidences. Le premier projet immobilier à être impacté par cette mesure est « Lebeau Sablon ». La Commission de Concertation de la Ville de Bruxelles de ce 27 janvier a, en effet, invité le promoteur Immobel à retirer sa demande et à introduire de nouvelles demandes de permis d’urbanisme et d’environnement afin que la demande de permis d’urbanisme puisse être soumise à une étude d’incidences.

Contrat de quartier Petite Colline

Le projet de programme du Contrat de quartier « Petite Colline » à Schaerbeek, délimité par les rues Verte, de la Poste, Quinaux et de la Chaumière passe à l’enquête publique.

  • À l'enquête jusqu'au 14 février. Concertation le 25 février.

Grand Forestier : une 4e mouture toujours peu convaincante

Le projet, revu et modifié de lotissement de l’ancien terrain de sport n’atteint selon les associations et habitant·e·s toujours pas les garanties suffisantes pour s’y implanter sans préjudice irréversible sur le quartier, l’environnement et la biodiversité. En effet, sis non loin de différents sites naturels tels que le parc Tenreuken et son étang, le parc Senny, la Zone Spéciale de Conservation I (ZSC I) de la Forêt de Soignes classée en zone Natura 2000, et de la réserve naturelle régionale de la mare du Pinnebeek, le projet en l’état risquerait d’avoir un impact trop important. La réduction du nombre de logements ne correspond toujours pas avec le maxima de 50 fixé par une précédente commission de concertation et, bien qu’un effort ait été fait pour laisser place à un couloir écologique, l’évaluation de cette proposition est impossible sans avoir connaissance de la teneur des projets adjacents. L’impact cumulé des nombreuses constructions en cours et projetées dans le périmètre n’a par ailleurs pas été évalué de manière satisfaisante.

La précédente enquête publique concernant ce projet datait de juillet 2019.

Le projet Brouck’R repasse à l’enquête publique pour la seconde fois

Les associations ont largement critiqué ce projet spéculatif (lire l’avis d’IEB et de l’ARAU).

Lors de la commission précédente, des habitant·e·s, des associations et même des administrations ont cependant émis beaucoup de réserves et n’ont obtenu pour réponse que de faibles arguments du demandeur. À leurs yeux, notamment, le rapport d’incidences de ce projet ne justifie pas la démolition de près de 45.000 m² de bureaux.

À voir : BX1, « Le projet “Brouck’R” loin de faire l’unanimité auprès des défenseurs du patrimoine », 24 juin 2020.

Schaerbeek : démolition d’une école, construction en hauteur et Lidl

Ce 12 novembre, la Commission de Concertation de Schaerbeek a délivré un avis favorable à l’unanimité au promoteur BPI. L’îlot de l’ancienne école rue Capronier sera totalement détruit, et remplacé par des bâtiments de 4 étages. Du logement, versé en AIS, et un Lidl au rez-de-chaussée.

Le PPAS Anvers – Alhambra en voie d’abrogation

L’abrogation totale du Plan Particulier d’Affectation du Sol : n°60-08 “Anvers – Alhambra” est à l’enquête publique.

Key West, tout à redire !

Pour la deuxième fois, la commission de concertation a rendu un avis unanime favorable sur le mastodonte immobilier Key West au bassin de Biestebroeck : 524 logements privés prenant place dans deux tours de 62 et 84 m de haut et 383 places de parkings, un projet qui illustre une densification à outrance en décalage total avec les besoins des quartiers de Cureghem.

Alors que les préoccupations des habitant·e·s (voir les réactions de Laura et de Fabrice et du secteur associatif) s’expriment à tous les niveaux (absence de logements abordables, d’écoles et d’espaces verts publics, écrasement du quartier, congestion automobile inévitable, fragilisation des activités économiques présentes), les pouvoirs publics n’en démordent pas, ils soutiennent ce projet spéculatif prévu sur 10 ans qui, s’il se fait, mènera la vie dure aux habitant·e·s du quartier. Comment se fait-il qu’aujourd’hui un projet aussi massif puisse se faire sans études d’incidences laissant des zones d’ombre inquiétantes sur le tassement des sols, les risques d’inondation, les effets cumulés des différents projets immobiliers en cours autour du bassin ? Un non sens démocratique, social et environnemental !

Le PAD Loi sera revu (à la baisse)

Suite à l’avis critique de la CRD concernant le PAD Loi déclarant que : « la Commission ne peut soutenir ce projet de PAD sous sa forme actuelle. », Rudi Vervoort a récemment communiqué qu’une révision du projet sera effectuée à l’aune des éléments soulevés par cette dernière.

Pour rappel, ce PAD a provoqué le mécontentement des habitant·e·s et associations dès la mise à l’enquête publique de l’épais dossier. Il vise la transformation en boulevard urbain de la très fréquentée rue de la Loi et de ses 10 îlots situés entre la petite ceinture et la chaussée d’Etterbeek afin d’en briser la mono-fonctionnalité en y introduisant du logement et des équipements. Pour ce faire, ce sont pas moins de 14 tours (dont la plus haute pourrait dépasser les 150m) que le PAD prévoyait de rendre possible. Outre le fait que la conception de ce projet n’ait fait l’objet d’aucune participation, son contenu a été jugé inacceptable par les comités d’habitant·e·s et associations pour de nombreuses raisons dont la très forte densité autorisée, la présence encore trop importante de bureaux, la qualité médiocre des espaces publics au pied des tours, l’impact irréversible sur les perspectives historiques des arcades du Cinquantenaire, le manque de garanties en matière de mobilité mais également une démolition-reconstruction quasi totale du périmètre qui promettait un bilan carbone désastreux.

La CRD conclut dans son avis à un manque de prise en compte de nombreux paramètres dans ce projet, notamment sa durabilité, sa densité, sa typologie, son impact sur le patrimoine et sur la mobilité. Elle souligne également que « l’apparition du Covid 19 est un nouveau paramètre important et inattendu qui doit être pris en compte, avec, entre autres, ses effets sur les bureaux et le tourisme à Bruxelles. » (voir à ce sujet : « Moratoire sur les bureaux dans le quartier européen et à Bruxelles »).

La communication du ministre-président promet une révision du projet qui améliorera certains éléments ayant trait à l’espace public et à la mobilité, aux gabarits et aux implantations, à la densité et aux logements. Cela impliquera notamment une revue à la baisse de la hauteur des bâtiments prévus dans la zone centrale. Il rappelle cependant également que le Projet Urbain Loi (PUL) vivement critiqué lui aussi « constitue le fil rouge du réaménagement de la rue de la Loi depuis 2009 jusqu’à ce jour ».

Les associations craignent de voir l’émergence d’un nouveau PAD Loi qui, bien qu’édulcoré, permettra la réalisation et la régularisation de projets dommageables dans la partie la plus habitée du quartier, notamment la tour de la Commission européenne sur l’îlot 130 (qui pourrait s’élever à plus de 150m) et celles d’Atenor (dont la tour The One, dont la légalité est remise en cause, est déjà sur pied).
Dans le même temps, une proposition d’ordonnance visant à modifier les dispositions du COBAT relatives au PAD a été présentée au gouvernement par plusieurs partis, ainsi qu’une demande de moratoire sur tout nouveau PAD dans l’attente de la révision du COBAT, propositions rejoignant les revendications de nombreux habitant.e.s et de la plateforme Bas Les PAD. Elles n’ont pas trouvé l’appui de la majorité.

© perspective.brussels

Réaménagement du rond-point Schuman

La volonté de réaménagement du Rond-Point Schuman était bien connue des comités d’habitant·e·s actif·ve·s dans le quartier européen. À plusieurs reprises, ceux-ci ont manifesté aux pouvoirs publics leur souhait d’être inclus·e·s dans la co-construction du projet afin que celui-ci réponde réellement aux besoins des habitant·e·s et usager·e·s de cet espace.

Le 15 octobre s’est pourtant clôturée une enquête publique sur un projet de réaménagement n’ayant fait l’objet d’aucune consultation préalable.

Les éléments saillants du projet sont la transformation du rond-point en un square piétonnier, la construction d’un auvent circulaire au centre de l’espace qui sera creusé en gradins et la réduction du nombre de bande de circulation automobile. Le projet entraînerait une modification substantielle de la mobilité du quartier par la rupture de la continuité nord-sud, la mise en impasse de certaines grandes artères et des reports de circulation très importants dans certaines rues. Bien que la volonté de réduire la place dévolue à la voiture et de privilégier les modes actifs soit à saluer, le projet a soulevé de nombreuses inquiétudes et mécontentements que n’ont pas manqué de faire connaître les associations et comités à la commission de concertation avec près de 300 réactions à l’enquête publique et une forte présence à la réunion de la commission de concertation organisée en ligne le 28 octobre.

Le manque d’études d’impacts et de prise en compte des autres projets modifiant la mobilité du quartier a été pointé mais également l’impact visuel du projet sur la perspective des arcades du cinquantenaire depuis la rue de la Loi, la grande minéralité du projet, l’inadéquation de l’aménagement central du futur square à la multiplicité des usages qui doivent pouvoir en être faits, le manque de singularité du projet, etc. C’est pourtant un avis favorable sous condition (qui ne vise pas une réelle modification du projet) que vient de rendre la commission, assorti d’un avis défavorable minoritaire de la commune d’Etterbeek.

Il suscite l’incompréhension des habitant·e·s et comités qui attendaient depuis de nombreuses années de pouvoir participer au réaménagement de cet espace central de leur quartier où par ailleurs les projets d’ampleur qui semblent dessinés pour répondre aux besoins des promoteurs se multiplient.

Plan de Gestion de l’Eau 2022-2027

Dans le cadre de l’élaboration du Plan de Gestion de l’Eau 2022-2027, Bruxelles Environnement lance des rencontres citoyennes en ligne. La première aura lieu ce jeudi 26 novembre, d’autres suivront dans le courant 2021.