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Ondes électromagnétiques : y a de l’orage dans l’air

Publié le mercredi 19 novembre 2008, par IEB

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A l’heure où de nombreuses études scientifiques indépendantes[1] prouvent la nocivité des rayonnements électromagnétiques, il est urgent d’en limiter les sources (antennes GSM, UMTS, WI-MAX,...), surtout près de populations sensibles.

Principe de précaution et d’évitement prudent

Au niveau fédéral, la brochure « Les champs électromagnétiques et vous » met en avant le « principe de précaution » mais également le principe de « l’évitement prudent ». Un principe se résumant ainsi : si un système potentiellement dangereux n’est pas absolument nécessaire, ne l’utilisons pas.

Quand un réseau de téléphonie mobile couvre l’ensemble du territoire, la question se pose de savoir s’il est nécessaire d’augmenter le nombre d’émetteurs, notamment UMTS, afin de permettre à une minorité de regarder un match de foot sur un GSM au détriment de la santé de l’ensemble de la population.

Une situation règlementaire absurde

Le cas des antennes apporte son lot d’aberrations.

Actuellement, la seule exigence pour le placement d’une antenne est de se conformer aux dispositions urbanistiques et fournir une étude théorique de l’IBPT ( Institut belge des services postaux et des télécommunications ) ne reflétant en rien la situation pratique.

Pourtant, depuis mars 2007, il existe en Région bruxelloise une ordonnance imposant des normes assez strictes en termes de rayonnement (0,024 W/m2 ans toutes les zones accessibles au public soit, à titre indicatif, 3 V/m). Néanmoins, elle n’entrera en application qu’en mars 2009 si tout se passe bien.

Nécessité d’un permis d’environnement et en attendant, un moratoire !

Mais cette ordonnance ne comble pas une autre lacune importante dans notre Région : l’installation d’une antenne nécessite uniquement un permis d’urbanisme. Seules les remarques urbanistiques sont donc prises en compte par la commission de concertation ad hoc.

Inter-Environnement Bruxelles demande donc que l’installation de nouvelles antennes soit soumise à un permis d’environnement , ce qui permettrait la prise en compte d’aspects qui dépassent les critères urbanistiques et qui sont majoritairement émis par la population lors des enquêtes publiques.

Et en attendant une législation plus respectueuse des habitants, IEB exige qu’un moratoire soit appliqué à toute demande de permis pour le placement de nouvelles antennes.

Encore un cas d’école(s)

Bien souvent, les antennes relais se retrouvent à proximité directe d’écoles, crèches et hôpitaux, zone de concentration de populations sensibles et/ou affaiblies.

Ce mercredi 19 novembre, c’est à Uccle qu’une demande d’installation d’antennes à côté d’une école à l’avenue Montjoie sera soumise à l’avis de la population.

A nouveau, aucune remarque relative aux risques pour la santé des enfants et de la population environnante ne sera prise en compte. Seul des arguments légaux et urbanistiques auront un poids dans la décision de la commune et de la région pour l’octroi ou non du précieux sésame.

Appel à pression sur les commissions de concertations !

Au vu de la situation en Région bruxelloise, et en l’absence d’une législation claire qui défende les droits des habitants, IEB invite les habitants à réagir systématiquement aux enquêtes publiques concernant l’installation de nouvelles antennes en réclamant systématiquement :

  • une étude de terrain ;
  • la mise en place d’un cadastre du rayonnement électromagnétique ;
  • l’introduction des antennes relais dans la liste des installations classées nécessitant un permis d’environnement ;
  • un moratoire sur l’installation de nouvelles antennes tant que les points précédents ne sont pas rencontrés.

Nous invitons les citoyens et les comités de quartier concernés à s’abonner à la liste de diffusion des enquêtes publiques compilée par IEB. Pour vous abonner, contactez-nous (info@ieb.be) !

Contact
Erwan Marjo, 02/548 39 42, erwan.marjo@ieb.be


[1] BioInitiative Working Group


Prises de position

Dernier ajout : 18 octobre.