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La mobilité bruxelloise doit entrer dans le 21e siècle : moins de voitures pour plus de mobilité à Bruxelles

Publié le vendredi 24 avril 2009, par IEB

La qualité de vie en ville passe par la diminution de l’emprise automobile. Les politiques incitatives actuelles prouvent qu’il ne suffit pas d’encourager le vélo et les transports publics pour faire baisser le nombre de voitures. Pour IEB, le Bral et Friends of the Earth, si on veut qu’il y ait moins de véhicules, il faut diminuer les capacités routières et supprimer des places de parking.

Un large consensus politique existe sur la nécessité de diminuer le trafic automobile dans la Région bruxelloise. C’est ce qui ressort d’un débat entre les ténors politiques bruxellois organisé par les associations Bral et Disturb. Lors de ce débat, toutes les têtes de liste bruxelloises se sont accordées sur la transformation de l’égout à voitures qu’est la rue de la Loi en un boulevard urbain viable.

Inter-Environnement Bruxelles, Bral et Friends of the Earth soutiennent tous les projets qui consistent à ôter des places de stationnement et des bandes de circulation afin de libérer des espaces de rencontre pour les citoyens. La qualité de vie en ville passe par la diminution de l’emprise automobile. Les politiques incitatives actuelles prouvent qu’il ne suffit pas d’encourager le vélo et les transports publics pour faire baisser le nombre de voitures. Si on veut qu’il y ait moins de véhicule, il faut diminuer les capacités routières et supprimer des places de parkings.

Pour Inter-Environnement, Bral et Friends of the Earth, des politiques fortes et ambitieuses s’imposent pour rompre avec le « tout-à-l’auto » qui gouverne depuis le milieu du siècle passé. La diminution des bandes de circulation et la création de bandes bus ou de sites propres sont positives. Mais ces mesures ne constituent qu’un maigre rééquilibrage après 50 ans de « tout-à-l’auto ». Le bureau fédéral du plan vient d’annoncer qu’à politique inchangée d’ici 2030, le nombre d’automobiles allait augmenter alors que la vitesse moyenne en heure de pointe chuterait de 31%. Les conséquences climatiques de ces prévisions seraient effroyables : une augmentation de 18% des émissions de CO2, au mépris du protocole de Kyoto qui exige 40% de baisse à l’horizon 2020 !

Oter des bandes de circulation ne mène pas automatiquement à l’embouteillage. A preuve, la pose de pistes cyclables de part et d’autre de la rue de la Loi, effectuée il y a 6 ans, avait provoqué une levée de boucliers automobiles. A l’épreuve des faits, cette rue n’est pas plus encombrée par les voitures qu’auparavant alors que les cyclistes se sont multipliés : tout bénéfice pour la mobilité et l’environnement.

Le succès des journées sans voiture et les rénovation urbaine conviviales, comme à Flagey, prouvent à l’envi que les habitants se réapproprient spontanément les espaces publics, pour peu que la voiture leur cède la place.

Contacts :
- Inter-Environnement Bruxelles, Jerome Matagne, 0485/750421.
- Friends of the Earth, Jeroen Verhoeven, 0477/463181.


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