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Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 juin 2018

Publié le jeudi 21 juin, par IEB

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Inter-Environnement Bruxelles.

À l’enquête cette semaine

Du parking pour le mini-ring
Bruxelles-Ville : place Rouppe, 4, et rue Van Helmont, 53 à 55. Demande de permis d’urbanisme pour démolir une maison et ses annexes, construire 3 immeubles destinés à accueillir 116 logements étudiants, 1 conciergerie et une surface commerciale et construire un parking public sur 9 demi-niveaux en sous-sol d’une capacité de 200 places. Alors qu’on pouvait penser les projets de nouveaux parkings publics dans le Pentagone définitivement enterrés, notamment après les déclarations de l’ex-bourgmestre Yvan Mayeur en 2016 (faisant suite à l’importante mobilisation citoyenne contre le projet de parking place du Jeu de Balle), voilà que (re)surgit pour la deuxième fois cette demande de permis pour un parking de 200 places. La Platform Pentagone dont fait partie IEB avait réagi avec un communiqué de presse : « Place Rouppe : la Platform Pentagone rappelle son opposition à tout nouveau parking public dans le centre-ville ».
Enquête publique jusqu’au 22 juin 2018.
Concertation le 3 juillet 2018.
Contactez Mohamed Benzaouia.

Pour quelques vélos de plus
Molenbeek-Saint-Jean : avenue Jean Dubrucq, 210-222. Nouvelle demande de permis mixte par Gillion Development S.A. pour démolir un commerce existant et construire 105 logements, 109 emplacements de voiture, 182 emplacements de vélo et 1 commerce.
Enquête publique jusqu’au 26 juin 2018.
Concertation le 4 juillet 2018.
Contactez Mohamed Benzaouia.

De la halle à charbon au jardin d’hiver
Molenbeek-Saint-Jean : rue de Liverpool, 24, quai de l’Industrie, 79, et rue Heyvaert, 87-89. Les opérations de reconversion se succèdent dans le quartier des garages à Heyvaert. Un des projets phares du contrat de quartier Petite Senne est la reconversion de l’ancienne halle à charbon Libelco, recyclée ensuite en halle à voitures, en un espace public couvert. La demande de permis consiste également à rénover les portiques d’un des rares ponts levants ainsi qu’à construire une crèche pour 72 enfants (rue de Liverpool, 24). Dommage que cette enquête sur un projet concernant au premier chef les riverains se déroule au début des vacances scolaires.
Enquête publique jusqu’au 14 juillet 2018.
Concertation le 17 juillet 2018.
Contactez Claire Scohier.

Plan de gestion des ressources et des déchets
Région bruxelloise. Le projet de Plan de Gestion des Ressources et des Déchets ainsi que son rapport d’évaluation des incidences environnementales sont soumis à enquête publique. Le projet de plan est disponible sur www.environnement.brussels. Une séance d’information sera organisée pour les ménages et groupes de citoyens le jeudi 28 juin à 18 h, au siège de l’administration Bruxelles Environnement.
Enquête publique jusqu’au 14 juillet 2018.
Contactez Gautier Briade.

Plan de gestion de la Forêt de Soignes
Région bruxelloise. Le Gouvernement soumet le projet de plan de gestion patrimoniale, comprenant la gestion des zones Natura 2000, ainsi que le rapport sur les incidences environnementales éventuellement requis à l’enquête publique. Le projet d’arrêté est téléchargeable sur www.environnement.brussels.
Enquête publique jusqu’au 15 juillet 2018.
Contactez Gautier Briade.

Résultats de concertations

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Illustration : Axel Claes.

• Nos pouvoirs publics continuent à encadrer les intérêts financiers hautement spéculatifs du promoteur immobilier « Extensa ». Bruxelles-Ville (Laeken) : rue Picard, de 7 à 15. Demande de permis mixte pour modifier la Gare Maritime et modifier la zone C – s du site de Tour et Taxis (permis modificatif du permis initial 82P/07 délivré le 17/12/2009) et exploiter des magasins (13 896 m²), une maison de repos (197 lits), des salles des spectacles (1 219 places), un parking temporaire à l’air libre de 175 emplacements, un parking couvert de 1 725 emplacements et diverses installations. Après plusieurs semaines et des multiples reports, la Commission de concertation vient de rendre son avis favorable moyennant des adaptations minimes et « techniques » (Lire l’avis). Les habitants et les associations ont été nombreux à participer aux débats et regrettent que bon nombre de leurs réclamations restent sans réponses... (Lire les remarques d’IEB). Quand est-ce que les pouvoirs publics se décideront à reprendre la main sur le développement de ce site ?
Contactez Mohamed Benzaouia.

• L’Île saturée d’Atenor. Le 31 mai 2018, la Commission de concertation s’est prononcée sur le permis de lotir du projet d’Atenor au bassin de Biestebroeck à Anderlecht. Rappelons qu’il s’agit de ce terrain de 4 hectares racheté par Atenor en 2011, juste avant que la zone d’industrie urbaine passe en zone d’entreprise en milieu urbain (ZEMU) en 2013. L’acceptation de la fonction logement sur ce terrain a généré une pression immobilière faisant de l’activité productive le parent pauvre des affectations proposées. Dès 2016, Atenor obtenait un premier permis pour des logements, une séniorie et du service aux entreprises en totale contradiction avec la philosophie de la ZEMU (voir notre article : « Investir dans les séniories, la poule aux œufs « gris » »). En 2017, la commune adoptait le PPAS destiné à établir les grandes lignes de développement de la zone selon une répartition des fonctions déséquilibrée : 68% de logement, 17% d’activités productives et moins d’1% d’activité portuaire. La première demande de permis de lotir d’Atenor ne respectait pas ces seuils et augmentait encore la part de logements (73%). La seconde respecte désormais les proportions du PPAS. L’avis de la Commission vise à réduire très légèrement les gabarits à l’intérieur de la parcelle, à fixer les pourcentages liés aux activités productives et à préserver l’alignement d’arbres sur la Digue du canal. Reste qu’il s’agit d’un projet très dense combinant trois tours de 14 étages, densité qui créera un appel conséquent de l’usage de la voiture dans cette zone très mal desservie par les transports en commun. Le coefficient de biodiversité y est très faible et la question de la cohabitation des fonctions logements et activités productives reste entière. Et il est peu probable que le prix des logements soit à la portée des bourses des habitants du quartier (Voir l’avis d’IEB). Pour plus d’infos, lire notre dossier : « Biestebroeck : un raz-de-marée immobilier ».
Contactez Claire Scohier.


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Dernier ajout : 22 juillet.