Inter-Environnement Bruxelles

D’un nimbisme à l’autre, sur la rue de la Loi

Publié le mercredi 14 octobre, par Groupe d’animation du quartier européen de la Ville de Bruxelles (GAQ)
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Photo : placepublique.be

De nos jours, le tissu associatif bruxellois, lorsqu’il se mobilise contre le retour de la bruxellisation à Bruxelles se fait régulièrement taxer de « nimby ». NIMBY (acronyme états-unien pour Not In My BackYard, Pas dans mon jardin), désignait à l’origine des habitants opposés à tout projet, bon ou mauvais, venant s’installer dans leur environnement immédiat. Pointer du doigt l’égoïsme des NIMBY faisait sens quand l’intérêt général était en cause. Mais de quel égoïsme parle-t-on, en 2020, dans le Quartier Léopold en train de devenir toujours plus européen ?

Certainement pas celui des nombreux·se·s riverain·e·s, des plus prestigieux·se·s aux plus modestes, qui seront durablement soumis aux incidences négatives sur le paysage et l’environnement des « grands projets iconiques » tant au niveau local qu’à l’échelle métropolitaine. Ne serait-ce pas plutôt l’égoïsme de promoteurs de projets spéculatifs aussi ratés que la tour « The One », un édifice macabre construit sans ménagement pour mieux satisfaire à la boulimie aveugle des Institutions européennes à Bruxelles ?

Se poser ces questions, n’est-ce pas nécessairement y répondre ? Et pourtant, « business as usual » dans un monde qui a pourtant si fondamentalement changé !


Groupe d’animation du quartier européen de la Ville de Bruxelles (GAQ)

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Dernier ajout : 23 octobre.