Inter-Environnement Bruxelles

Avenue du Port : dernière mobilisation avant la décision du gouvernement !

Dimanche 28 août 2011 15:00-17:00

Publié le mercredi 24 août 2011, par I E B
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Il s’agit de sauver 300 platanes et près de 1,5 millions de pavés de la folie desctructrice. Rendez-vous à tous ce dimanche 28 août à 15 h pour la première fête du Statdsboom, avenue du Port, au coin de la place Sainctelette. N’hésitez pas à venir en famille et déguisés !

Avenue du Port : dernière mobilisation avant la décision du gouvernement ! · Il s’agit de sauver 300 platanes et près de 1,5 millions de pavés de la folie desctructrice. Rendez-vous à tous ce dimanche 28 août à 15 h pour la première fête du Statdsboom, avenue du Port, au coin de la place Sainctelette. N’hésitez pas à venir en famille et déguisés !

Dimanche 28 août 2011, de 15h à 17h,
première fête du STADSBOOM

(Vous pourrez dire plus tard que vous y étiez, à la toute première fête du Stadsboom, une sorte de Meyboom à l’envers, mâtiné de Doudou montois)


Il s’agit de terrasser la grûûte Kettingzoeg (la grande tronçonneuse) avant 17h, sous peine de grands malheurs.

La grûûte Kettingzoeg est manipulée par le Bûûmekapper (le bûcheron). Il représente la Mort. Avant, la mort était représentée avec une faux, elle s’est modernisée. Mais le bûûmekapper n’est rien en lui-même...

Le vrai coupable, c’est le Dikkenek (le gros cou). C’est le néolibéral, l’apparatchik, le technocrate, le schieven architek. Il a un costume bien coupé, il est toujours pendu à son smartphone. Caractéristiques : il n’écoute pas (ouate qui sort de ses oreilles), et il ne voit pas non plus les évidences (lunettes noires). Il ne doute de rien, il sait toujours tout mieux que les autres. Il agit dans l’ombre. C’est lui qui donne les ordres. C’est à cause de lui que le Bûûmkapper est à l’œuvre. C’est lui qui l’a fait venir. Le Dikkenek est le mauvais génie du Bûûmekapper.

Alors, pour défendre la décence, les Bûûmredders (les sauveurs d’arbres) ont dû se mobiliser. Ce sont des gens ordinaires, ni spécialement grands ni beaux, mais qui ont du cœur. Ils personnifient le bien.
Ils se défendent avec de gros pavés, sur lesquels s’émousse la lame de la grûûte Kettingzoeg.

Et puis, il y a le Mannenken Pis. On ne le présente plus. C’est l’âme de Bruxelles. C’est celui qui donne des forces. Sa pisse (de la gueuze) guérit les blessures. Il tombe parfois en panne, ça maintient le suspense.

Et tout autour, il y a les spectateurs. Ce sont les Keezers (les électeurs), qui expriment leur vote dans la Keesbus (l’urne). Dans Alice au Pays des Merveilles, c’est tous les jours un non-anniversaire, ici, c’est tous les jours une non-élection. Electeurs un jour, citoyens toujours. Le poids des votes dans la Keesbus fait perdre de sa force au Bûûmekapper. Aux moments cruciaux, les spectateurs hurlent de plus en plus fort NEÏE (Non !)

Il y a aussi, devant chaque arbre, son parent adoptif. Ce sont les parents responsables, dépositaires de la force protectrice. Ils sont reconnaissables à leur brassard blanc, portant le numéro de leur arbre. Pour la circonstance, ils ont chacun décoré leur arbre le long de l’avenue du Port menacée. Ils veillent au bon accueil, et éloignent paternellement les importuns.

Ne ratez pas ce moment de création d’un nouveau folklore bruxellois.

Ensuite : auberge espagnole. Chacun apporte de quoi boire, son verre, son assiette, de quoi grignoter, et on s’échange.



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