Inter-Environnement Bruxelles

06/06 : nouvelle journée de mobilisation internationale STOP 5G !

Publié le mercredi 6 mai, par Collectif Stop 5G, Stéphanie D’Haenens
Version imprimable

Certes, nous ne pourrons pas nous réunir en nombre dans la rue à cette date. En revanche, de nombreuses activités économiques et commerciales auront repris leur cadence. Il faut donc résister sans relâche au rouleau compresseur du déploiement anti-démocratique de la 5G. Nous sommes nombreux·euses., à l’échelle planétaire, à marteler que « nous n’en voulons pas ! » « nous n’en avons pas besoin ! » et à démontrer pourquoi !

Après la suppression de deux pétitions belges contre la 5G par Change.org, c’était au tour d’Avaaz.org de supprimer, le 28 avril, une pétition de 37.569 signatures, au prétexte que « ces pétitions contiennent des informations fausses ou trompeuses. » Au total des 3 pétitions ainsi supprimées, ce sont 144.000 signatures confisquées par ces plateformes. Ces pétitions et leur retrait sans sommation témoignent d’un déni du droit à un débat démocratique quant aux choix de développements technologiques qui impacteront irréversiblement populations et territoires à l’échelle planétaire. Pourtant les Belges veulent savoir et en découdre. Mi-avril, une enquête en ligne menée par le Vif.be quant au développement de la 5G en Belgique révélait que sur 6.739 personnes sondées, 87% avaient des craintes par rapport au développement de la 5G. Elles pointaient à part égale l’impact sur la fréquence de certaines pathologies chez l’humain et/ou les animaux, l’impact environnemental dont la consommation énergétique globale, l’hyper-connectivité de la société en général.

Dans le même temps, sur la trentaine des communes de Wallonie et de Flandre où Proximus avait lancé le déploiement de la « 5G-light » début avril, la moitié exigeait l’arrêt immédiat de cette offensive de l’opérateur semi-public et la tenue d’un vrai débat démocratique. Les communes déplorent elles aussi un manque d’information quant à la façon dont fonctionne la 5G (avec ou sans sucre !) et la vive polémique sanitaire quant à l’altération des corps exposés aux ondes spécifiques de la 5G (très haute fréquence) et à la technologie particulière utilisée pour leur propagation (ciblage de l’utilisateur).

Dans l’intervalle, l’IBPT rendait inaccessible au grand public la carte des antennes sur son site web « par mesure de sécurité ». Le secteur des télécoms et du numérique ont mené campagne – le mot est faible - pour assimiler les dégâts occasionnés à plusieurs sites d’implantation d’antennes en Europe à la fausse nouvelle (fake news) qui circulait quant au lien de causalité direct entre déploiement de la 5G et propagation du virus COVID-19. Un enfumage qui permet de poursuivre la « stratégie du choc » sans piper mot, bien sûr, d’une éventuelle rébellion de citoyen.ne.s excédé.e.s par un libéralisme autoritaire et liberticide. La « mesure de sécurité » de l’IBPT contre « ces actes de barbarie » contribue par ailleurs à instaurer un climat de défiance à l’égard de l’État et des institutions qui pourrait avoir exactement l’effet contraire à celui recherché. Les antennes et les tours relais sont en effet parfaitement visibles à tout saboteur en herbe. D’autre part, elle met en difficulté toutes les personnes, et elles sont nombreux·euses, en recherche d’une habitation relativement à l’abri de la pollution électromagnétique ou désirant s’installer à une certaine distance de ces antennes, gage de sécurité et de valeur du bien à long terme.

Rappelons qu’en bon élève de la « stratégie du choc », profitant de l’état d’anxiété et d’abattement de la population, mais aussi en toute discrétion, l’IBPT a organisé une consultation en pleine crise du Covid-19 et pendant le confinement afin de faire passer son projet d’attribution de fréquences pour la 5G au plus vite. La consultation de l’IBPT s’est cloturée le 24 avril 2020 à 10 h et nous attendons à présent la décision du parastatal.

Malgré ces conditions désastreuses pour la démocratie, vous avez été nombreu.ses.x à répondre à la consultation. Uniquement à partir du site du collectif stop5G.be, le formulaire de l’IBPT couverture ») a été téléchargé 6.839 fois entre le 1er et le 24 avril. Depuis le 1er avril, le site stop5g.be a comptabilisé 28.240 visiteurs différents et 40.760 visites. Par ailleurs, la cyber manifestation stop5G.be du 25 avril sur le site cyberacteurs.org, malgré son organisation précipitée, a comptabilisé 700 participants. Un moment d’échange qualitatif où questions, réflexions et informations ont animé les cybermanifestants.

Poursuivons nos mobilisations et actions ! Rendez-vous sur stop5G.be. Bloquons la date du 6 juin !

▪ Contacts : Stéphanie D’Haenens , Collectif Stop 5G


Mobilisation

Dernier ajout : 6 juin.